C’est un curry très particulier que je choisis de vous proposer aujourd’hui. Un curry quasiment « sec » : il n’y a que peu de sauce. Et en plus cette sauce est à base de yaourt…
Le mélange d’épice est surprenant, et le résultat l’est aussi ! Délicieux, et surprenant. Je pense qu’il intéressera les palais les plus curieux d’entre les vôtres… ;-)
Bref, c’est un plat que je vous recommande de tester chez vous avant de le faire pour vos invités !

Curry de chou-fleur au yaourt

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Traduit et adapté du livre Complete Indian Cooking

Pour 4 personnes

prep : 15 min (le plus long pour moi a été de retrouver les épices : j’en ai de partout !!!…)
cuisson : environ 45 min

matériel : une sauteuse assez large pour contenir les bouquets de chou-fleur sans qu’ils se chevauchent.

2 coupe huile végétale neutre en goût (tournesol, isio 4, colza…)
1 chou-fleur moyen (environ 750g), détaillé en bouquets de taille à peu près identique (donc recouper les plus gros)
300ml de yaourt, j’ai utilisé au lait de brebis : texture plus riche, plus oncteuse à mon goût…)
2 gros oignons, pelés et hachés
2 gousses d’ail, pelées, dégermées et écrasées au presse-ail
4 feuilles de laurier
300ml d’eau bouillante
QS sel
il fallait aussi une pincée d’asafoetida, un truc qui pue – ainsi que son nom l’indique – que je n’ai pas l’honneur d’avoir dans mes placards, donc je n’en ai pas mis.

et pour les épices :
6 clous de girofle
6 grains de poivre noir (j’ai pris du poivre sauvage de Madagascar)
1 gousse de cardamome noire, juste fendue de la lame d’un couteau pointu
2 gousses de cardamome verte, fendue aussi
2 demi-bâtons de cannelle soit 5cm en tout (en général la cannelle est vendue en demi bâtons, les grands étant plus grand que les pots Ducros ou Amora ou autre marque de la grande distribution.)
1 ccafé graines de coriandre
1 ccafé graines de cumin
1 ccafé piment rouge en poudre (facultatif je suppose…) (remplacé par 1/2 ccafé de flocons de piment séché, avec les graines)

et j’ai servi avec du riz basmati.
Et accessoirement un autre curry que je voulais goûter, que vous trouverez dans ma prochaine publication, qui est absolument délicieux lui aussi, plus proche de nos habitudes gustatives que le curry de chou-fleur que je vous présente aujourd’hui, et qui ne va absolument pas avec ! lol !

Chauffer à feu moyen 1csoupe d’huile dans une large sauteuse, y ajouter l’asafoetida (si vous en avez, moi pas) et les bouquets de chou-fleur et laisser revenir environ 5 minutes. Ça dore un peu, pas beaucoup.
Retirer à l’aide d’une cuiller à trou ou d’une écumoire et réserver dans un saladier supportant la chaleur du chou-fleur. Verser les yaourts dessus, mélanger.

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Remettre 1 csoupe d’huile dans la sauteuse, toujours sur feu moyen, et quand l’huile est chaude, y faire suer les oignons, l’ail, les feuilles de laurier et tous les épices sauf le piment.

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Saler. Les oignons doivent commencer par devenir transparents, c’est à dire cuire, avant de colorer. Laisser suer ainsi jusqu’à coloration dorée des oignons. Si les oignons colorent sur les bords avant d’avoir eu le temps de cuire et de devenir transparents avant, baissez le feu, ajoutez une goutte d’eau, c’est trop chaud !
Ajouter enfin le piment, mélanger.

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Ajouter le chou-fleur et son yaourt, bien racler le saladier pour ne rien laisser perdre !

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Mélanger, baisser le feu et laisser mijoter doucement 10 minutes.
Verser alors l’eau bouillante, mélanger et laisser mijoter encore 25 minutes en mélangeant régulièrement.

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Le chou-fleur doit être tendre et il doit rester un petit fond de sauce pour éviter que ça brûle au fond. Dans mon cas, le chou-fleur n’était toujours pas cuit… Alors j’ai mis un couvercle et prolongé la cuisson de 10 minutes, et c’était OK.

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Un régal avec du riz basmati nature, tout simplement !

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Il peut être intéressant de retirer les épices « dures » avant de servir, c’est certes moins décoratif, moins joli sur l’assiette, mais ça peut éviter des accidents de dentier ou des recrachages brutaux : personne n’aime croquer dans un clou de girofle, un grain de poivre (quoi que… ;-) ) ou une gousse de cardamome…

Bon appétit !

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Voici à nouveau une recette tirée d’un livre que je qualifierai d’exceptionnel, « Secrets de cuisine des soeurs Scotto ». Ce livre, si vous ne l’avez pas déjà, je vous le recommande, c’est une bible pour toutes les personnes qui comme moi aiment la petite touche d’exotisme apportée par quelques épices bien choisies et bien dosées. Jamais je n’ai raté une des recettes de ce livre, et toujours nous nous sommes régalés. Simplicité des recettes, lecture aisée, vocabulaire « normal » et compréhensible par tout un chacun, bref quand je vous dis que c’est ma bible en cuisine, vous comprenez pourquoi.

curry de porc au lait de coco et à la citronnelle
des Soeurs Scotto

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Une recette des soeurs Scotto prise dans leur livre « Secrets de cuisine des soeurs Scotto », curry de porc coco citronnelle

Pour 4 personnes

Prep 20 min
Cuisson 1h30 (2h en tout pour moi avec ma cocotte noire spéciale cuisson douce qui met bien 30 minutes pour monter en chauffe !)

matériel nécessaire :
- cocotte ou sauteuse possédant un couvercle,
- mixeur ou blender,
- passoire fine ou chinois étamine

Il est important de respecter la taille des morceaux de viande et de ne pas dépasser les 1h30 de cuisson de la viande : pour l’avoir fait, je peux vous dire que ça rend la viande un poil sèche et filandreuse, ce qui n’est absolument pas le cas quand on arrête la cuisson au bon moment ! Mais soyez rassuré(e) : même un poil sèche et filandreuse, la viande reste tendre et humide, c’est juste excellent au lieu de sublime ! ;-)
Voici ce que j’ai pris/fait :

800g échine de porc coupée en morceaux de 3cm de côté. Pas moins de 3cm car ça réduit en cuisant et il ne reste plus que des petites bouchées de rien du tout.
1 boite 400ml lait de coco
100g oignon, pesé puis pelé et grossièrement haché
2 grosses gousses d’ail, pelées et dégermées puis hachées grossièrement (J’ai utilisée l’une d’elles pour frotter le fond de ma cocotte en terre, puis je l’ai soigneusement remise avec sa copine, et je les ai hachées).
3 bulbes de citronnelle fraîche, pelée de sa feuille extérieure dure et sèche, les 2 extrémités jetées car dures et/ou sèches, et la partie consommable finement ciselée. (vous en verrez plus sur mes photos car je congèle les tiges coupées en 2 pour qu’elles tiennent dans ma boite en plastique !)
50g gingembre frais, pesé puis pelé et haché grossièrement
1 petit piment langue d’oiseau, coupé en 2 et graines ôtées (cueilli sur la plante qui a refleuri dans son pot placé dans ma cuisine juste devant la fenêtre, en plein Sud !)
2 ccafé curry en poudre
1/2 ccafé cannelle moulue
2 csoupe feuilles de coriandre ciselées, plus quelques feuilles pour la déco
1 csoupe jus de citron vert
QS sel, poivre noir fraîchement moulu

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Ainsi que je le disais dans la liste des ingrédients, j’ai commencé par frotter le fond de ma cocotte en terre noire avec ma gousse d’ail avant de la hacher avec sa copine. Ceci est lié à ma cocotte, cela lui donne de l’étanchéité car elle est poreuse. Si vous n’avez pas cette cocotte, vous n’avez pas besoin de le faire.
Dans le même ordre d’idée, j’ai tout de suite mis ma cocotte à chauffer doucement sur le diffuseur à feu très doux avec juste un fond de lait de coco dedans. Cela aussi, vous n’aurez pas besoin de le faire avec une autre sorte de cocotte.

Dans le bol du mixeur, j’ai mis mes oignons, l’ail, le gingembre, la citronnelle, le curry, la cannelle, le piment, du sel et du poivre noir fraîchement moulu, et j’ai commencé à mixer un peu déjà pour obtenir des morceaux un peu plus petits. J’ai ensuite ajouté le lait de coco et j’ai continué à mixer jusqu’à obtenir une pâte liquide et granuleuse.

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J’ai filtré cette pâte au dessus de ma cocotte dans une passoire étamine en pressant bien pour faire sortir les sucs au maximum

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Un liquide coloré et magnifiquement parfumé est venu rejoindre le fond de lait de coco dans la cocotte noire qui commençait à chauffer.
Si vous n’avez pas de cocotte noire mais une cocotte en fonte ou une sauteuse, vous avez pressé votre pâte au dessus d’une cocotte vide et froide ;-)

J’ai ajouté les cubes de viande dans la sauce et j’ai mis sur feu moyen

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puis j’ai mélangé, couvert et attendu que ça commence à bouillir, et j’ai alors baissé le feu au minimum pour 1h30 en mélangeant de temps en temps.

Et puis dans ma passoire, je me suis dit que quand même, quel gâchis… Tout ce bon oignon, ces herbes, ces épices qui allaient partir à la poubelle ! Je me suis dit que j’allais essayer de presser ça un peu mieux. J’ai mis cette pâte déjà pressée ue première fois dans des sachets à thé, et j’ai pressé au dessus de ma cocotte : j’ai réussi à extraire encore un peu de jus parfumé avant que le sachet se déchire entre mes doigts.

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Du coup, quand j’ai refait ce plat une 2ème fois, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai mis la pâte déjà pressée une fois dans la passoire étamine dans mon linge à faire les gelées, et j’ai pressé jusqu’à ce que mort s’en suive mes bras n’en puissent plus ! Cela m’a donné une quantité de jus plus importante que la 1ere fois. Ce qui a donné une sauce bien plus forte en goût que la 1ere fois. C’est pourquoi je ne vous conseillerai pas de faire cela. Presser à fond dans la passoire étamine puis éventuellement entre les doigts un petit peu, c’est suffisant, je pense qu’au delà on dénature le plat attendu avec trop de puissance. Si on m’avait dit qu’un jour j’écrirais ça, je ne l’aurais pas cru, je me serais moquée…
Et en plus, ça a fait déphaser mon lait de coco :

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tout le gras est monté à la surface ! Je vous rassure : j’ai enlevé la viande et j’ai passé la sauce au mixeur plongeur pour ré-émulsionner les 2 phases et tout est rentré dans l’ordre, la preuve en photo :

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Avec ma cocotte en terre noire, j’ai pu couper le feu 1/4 d’heure avant la fin de la cuisson.

Il ne reste plus qu’à ajouter la coriandre et le jus de citron, mélanger, goûter et rectifier l’assaisonnement.

J’ai servi avec du riz basmati, saupoudré de coriandre ciselée.

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Je remercie les soeurs Scotto pour cette superbe recette.

Bon appétit !

 

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En ce moment, mon foie a des soucis pour s’acclimater : des jours on lui propose des plats bien réchauffants, adaptés aux froides journées de fin d’hiver/début de printemps, et d’autres jours, on se croirait en été et il ne laisse rien passer ! Je fais une petite cure de jus de radis noir et d’artichaut, ça aide bien, mais il s’agit de ne pas contrer les bienfaits de cette cure avec une alimentation trop riche et globalement inadaptée.

Salade de céleri-rave à la pomme verte, sauce au yaourt de brebis et à la menthe

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adapté d’une recette du livre « Moi, je cuisine vert et gourmand » de Brigitte Namour

C’est une entrée, à la base, mais nous, pour en faire un plat complet, nous avons ajouté du hareng acheté dans une grand magasin Suédois, si vous voyez ce que je veux dire ;-)
Voici ce que j’ai fait :

Pour 2 personnes

1 petit céleri rave
1 grosse pomme verte granny smith
2 cébettes

1 yaourt de brebis
1 petit jus de citron
1/2 ccafé vinaigre balsamique
1 petite pointe de couteau de paprika doux
les feuilles de 2 branches de menthe
QS sel, poivre

Pour servir : feuilles de salade de couleurs différentes et appétissantes et, pourquoi pas, des harengs, qu’ils soient doux et marinés à la française, ou marinés aux aromates suédois… ;-) ainsi qu’un pain bien rustique, le superbe pumpernickel ikea vendu en carton et à cuire chez soi est idéal.

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On commence par peler, laver, râper, ciseler et rassembler dans un saladier.
On fait la sauce, ya qu’à mélanger…
On brasse les râpés/ciselés dans la sauce, on goûte et on rectifie.
On met la jolie salade colorée dans un plat, on dépose dessus les râpés en sauce.
On n’oublie pas le pain.
Si on le souhaite, on rajoute les harengs.
Et si j’avais eu assez de menthe – ben oui, elle démarre juste dans mon jardin, mes 2 branches étaient bien « raquenettes » (serait-ce du patois lyonnais ?) – j’en aurais mis pour décorer.

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Bon app’ !

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avr 042014
 

Ce sera sans doute mon billet le plus court ! lol ! En effet, cette recette provient du blog de Sandra/Avital, « le Pétrin »… Une recette que j’avais imprimée et mise dans mon classeur de pains à tester en 2006, et jamais tentée… Et puis je l’ai vue passer sur Facebook, cette recette… Un magnifique pain de mie réalisée par une amie aux États-Unis, et du coup je me suis dit que c’était le moment ou jamais. Surtout que nous n’avions plus de pain de mie mais une envie de hamburger à cheval sur pain de mie toasté monstrueuse et totalement incompatible avec mon refus catégorique de sortir en acheter…

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Hé hé hé… Toastinette, steak haché, ketchup, œuf au plat, roquette, poivre…

Mais avec du beurre et de la confiture maison, c’est pas mal non plus…

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Une recette trouvée en 2006 sur le blog « le Pétrin », American White Bread

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Je vous laisse vous reporter à la recette d’origine.
J’ai fait la moitié des proportions données.

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J’ai la chance d’avoir un vrai moule à pain de mie avec couvercle coulissant, donc j’obtiens un pain de mie de tranche carrée, mais c’est très beau aussi un pain de mie arrondi, bien gonflé comme une brioche !

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Une simple remarque : nous l’avons trouvé un poil pas assez salé, ce qui n’est pas très dérangeant, mais bon, quand même. Me serais-je trompée dans mes cuillers mesureuses ? C’est très possible… Et puis s’il n’avait pas été assez salé dans a recette, je pense que ce commentaire serait apparu au fil des années, ce qui n’est pas le cas. C’est donc sûrement moi qui me suis plantée.

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Bon appétit !

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Eh oui, le dimanche, c’est le jour idéal pour le rata, ou le jifoutou ! D’une part on a le temps de se chouchouter avec une cuisson douce et longue qui invite au calme et à la sérénité, et en plus on peut finir les restes du frigo en attendant de repartir à neuf le lundi…

curry de pommes de terre, chou, carotte et petits pois

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La petite poussière blanche sur la photo, c’est le poivre « maniguette » de Madagascar moulu, une baie douce et piquante à la fois, je l’adore…

Traduit et adapté du livre Complete Indian Cooking

Pour 4 personnes

Prep : 25 minutes
cuisson : 1 heure environ. 35 minutes dit le livre, pour une cocotte genre Le Creuset, ou même une simple casserole possédant un couvercle. Mais moi avec ma cocotte en terre noire, j’ai mis 1 heure… C’est d’ailleurs pour limiter le temps de cuisson que j’ai fait des morceaux de petite taille, des lanières fines. Sinon il aurait fallu 1h30.

2 csoupe huile végétale de votre choix : en cuisson douce, la température ne s’élevant jamais vraiment très très haut, les qualités de l’huile ne seront pas dégradées. Même en rissolant les épices… Car c’est rissolé, pas frit !
1 petit oignon, haché
6 gousses d’ail, dégermées et écrasées
1 ccafé graines de cumin
1 ccafé curcuma
1/2 chou blanc bien compact, en fines lanières (1 chou entier, grossièrement haché dans la recette d’origine, mais moi ça ne tenait pas dans ma petite cocotte en terre noire à laquelle je n’avais pas encore acheté de grande sœur…)
2 pommes de terre moyennes à tout faire genre charlotte, pelée et coupée en cubes de 1cm (125g dans la recette d’origine)
1 poignée de petits pois écossés, surgelés pour moi, laissés à dégeler dans un bol  (125g dans la recette d’origine)
1 grosse carotte, coupée en rondelles fines (125g dans la recette d’origine)
1/2 boite de 400g pulpe de tomate (250g tomate fraîche dans la recette d’origine)
1 ccafé poudre de mangue. (Et ça si vous n’avez pas, ne vous bilez pas. Soit vous oubliez, le résultat ne sera pas celui attendu mais ça sera un régal quand même, soit vous essayez de mettre une goutte, j’ai bien dit une goutte, de miel. A vos risques et périls. Moi j’ai la chance d’en avoir et c’est légèrement sucré et acide à la fois.)
1 petit piment rouge langue d’oiseau, ciselé aussi finement que si votre vie en dépendait, avec les graines pour un effet plus piquant, sans les graines pour une version sans risques… ou presque ! (un piment vert dans la recette d’origine. Je me demande s’il ne s’agirait pas d’un piment vert doux, ceux qu’on trouve chez nous en provenance du  Maroc… )
15g gingembre frais râpé
1 ccafé garam masala
1/2 bouquet de feuilles de coriandre, de quoi faire 1 csoupe  de feuilles ciselées et quelques feuilles pour la déco.
2 csoupe de beurre fondu pour servir (et ça inutile de vous dire que je ne l’ai pas fait)
QS sel, poivre noir du moulin (maniguette de Madagascar pour moi)

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On attaque avec la chauffe de la cocotte en terre noire, bien frottée à l’ail, qui commence à monter en température sur le gaz avec son diffuseur placé en dessous. On commence à feu très doux et on monte petit à petit.
En même temps, on prépare tous les ingrédients.

On met un peu d’huile à chauffer sur un bon feu dans le fond de la cocotte et on y fait rissoler oignon, ail et graines de cumin. On devrait atteindre une couleur dorée pour les oignons, mais comme c’est assez long à obtenir avec cette cocotte, je me suis arrêtée quand les bords des morceaux d’oignon commençaient à colorer et que l’ail, lui colorait déjà un peu plus…

Pendant ce temps, on poursuit la préparation des ingrédients.

On ajoute alors le curcuma, on touille et on ajoute les carottes, les patates et le chou. On mélange bien. On laisse continuer à rissoler une bonne dizaine de minutes, en mélangeant de temps en temps, car il faut après un gros ajout d’ingrédients froids donner le temps à la cocotte de remonter en température. Quand c’est fait, que ça rissole fermement, on sale, on mélange et on couvre. Normalement, ça doit rendre du jus, et un peu de vapeur devrait même commencer à s’échapper de la cocotte… C’est bon ! Si ça ne rend pas un peu de jus, ajouter 2 ou 3 csoupe d’eau bouillante, ça amorcera la réaction. On baisse alors le feu au minimum, et on laisse cuire environ 45 minutes.

Au bout de 45 minutes, le chou doit être tendre et les patates cuites mais encore bien fermes.

On ajoute alors les tomates, la poudre de mangue (ou la gougoutte de miel, mais franchement je pense que ne rien mettre, c’est mieux si on n’a pas la poudre de mangue), les petits pois qui ont eu le temps de dégeler dans un bol le piment et le gingembre. Il est temps de mélanger, couvrir, cuire 5 minutes, ajouter et couper le feu : la chaleur résiduelle de la cocotte dont l’inertie est importante suffira à terminer la cuisson.

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10 minutes plus tard, on goûte pour vérifier que tout est cuit – si ce n’est pas le cas, on reprendra la cuisson encore 10 minutes – et rectifier l’assaisonnement.
On termine en ajoutant le garam masala et presque la totalité de la coriandre, on mélange bien et on couvre à nouveau pour 5 minutes.

Et on sert avec la coriandre réservée et un bon coup de moulin à poivre !

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Bien entendu, vous pouvez faire la même chose avec une cocotte en fonte émaillée, vous serez sans aucun doute beaucoup plus proches du résultat attendu de la version du livre, et avec des temps de cuisson bien plus courts. Vos oignons seront bien dorés comme demandé dans le livre, et il n’y aura que des étapes de 10 minutes de cuisson chacune. Les patates seront sans doute plus fondantes, peut-être même auront-elles disparu, fondu, dans le jus rendu ?

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Encore un plat exceptionnel…
Le gingembre garde un goût très frais puisqu’il est ajouté en fin de cuisson, et les feuilles de coriandre infusent doucement quelques minutes dans le plat avant de servir…
La douceur de la cuisson, vraiment, c’est topissime. Et si vous n’avez jamais mangé une pintade au chou en version cuisson douce en cocotte en terre noire, mais seulement, tout comme moi jusqu’à aujourd’hui où je rédige ce billet, en version cocotte en fonte émaillée genre Le Creuset avec une vraie caramélisation de la peau et une cuisson au four à environ 190°C, eh bien vous ne pouvez juste pas imaginer…

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