Si vous n’avez pas d’idée pour votre repas de demain, j’ai ce qu’il vous faut : une recette doucement mijotée (mais pas trop longtemps), des légumes de saison (asperges et petits pois mais on peut prendre des petits pois surgelés) et une viande blanche légère, le veau (mais on pourrait prendre de la dinde sans problème, ou du porc, alors que j’aurais tendance à ne pas trop recommander le poulet… je ne saurais pas dire pourquoi…). La blanquette, pour moi c’est vraiment le plat « comfort food » à la française, topissime de douceur et de tendresse…

Blanquette de veau aux asperges et petits pois

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C’est une recette « familiale », je ne vais donc pas vous donner de mesures et consignes exactes, je vais juste vous donner des pistes. Après, je me permets de vous conseiller de prendre votre recette de blanquette habituelle, sans doute aux carottes et champignons ou, comme ici, au citron confit et au safran, et de l’adapter à ces légumes de printemps.

Voici ce que j’ai fait, à plusieurs reprises, pour 2 ou 4 ou 6 personnes selon combien nous allions être à dîner. Chaque fois ce fut différent, chaque fois ce fut excellent… ;-)

- Des cubes de veau à blanquette : je compte 200g par personne car cette viande a tendance à « diminuer » à la cuisson.
- un peu de farine : cela permet de donner un peu d’épaisseur à la sauce, mais si vous ne craignez pas la sauce très liquide, il ne sera pas nécessaire de fariner la viande. J’aime les 2 versions, avec ou sans farine.
- Des gros lardons natures : je n’en ai pas mis à chaque fois, j’avoue que c’est avec lardons que je préfère
- 1 oignon blanc en gros quartiers : j’en ai mis 2 fois sur les 3 et il ne m’a pas manqué quand je n’en ai pas mis. Le jus est plus clair sans oignon et pour retrouver cette limpidité avec de l’oignon, il faudrait passer le bouillon avant de finaliser la sauce.
- un peu de vin blanc sec genre Noailly-Prat : je n’en ai pas mis à chaque fois, c’est quand même meilleur avec… ;-) Mais c’est très bon sans aussi !
- du bouillon de volaille ou du fond de veau : j’ai fait 2 fois au bouillon de volaille et une fois au fond de veau, les 2 sont parfaits même si très différents. Il en faut en quantité suffisante pour couvrir totalement la viande et « nourrir » les légumes
- des asperges : pour ce plat, je préfère des asperges blanches ou violettes : elles sont plus fermes que les vertes. Je les prends d’épaisseur moyenne, donc pas aussi fines que les vertes qu’on trouve en bottes et qu’il n’est pas nécessaire de peler, mais moins grosses que les énormes asperges blanches qui sont aussi larges que la moitié de mes poignets ! En général, la queue est de la même largeur que la tête, c’est important pour la cohérence de la cuisson. J’en prends environ 4 par personne.
- Des petits pois : j’utilise souvent des petits pois frais en cette saison. J’en prends suffisamment pour obtenir 1 poignée de graines par personne. Je pourrais largement utiliser des petits pois surgelés, il suffirait de les mettre en fin de cuisson…
- De l’huile végétale neutre en goût pour rissoler les cubes de viande, les lardons et les oignons,
- 1 jaune d’œuf jusqu’à 4 personnes, 2 jaunes pour 6 personnes
- de la crème liquide, j’en utilise environ 100ml pour 2 personnes, 200 ml pour 4, 250ml pour 6. Mais bon, on peut en mettre plus, ou moins ! Et prendre la version à 12% plutôt que celle entière,
- et bien sûr, du sel et du poivre !
- On met parfois un peu de jus de citron dans la blanquette, je trouve que le vin blanc – quand on en met – et surtout l’asperge, apportent suffisamment d’acidité, je préfère donc ne pas en mettre.

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Le déroulement est très simple, il consiste à faire revenir la viande dans un peu de matière grasse, dans une cocotte avec couvercle si possible en fonte, genre Le Creuset. Il faut que la viande dore bien et ne bouille pas, donc feu vif et on procède en plusieurs fois si nécessaire. On enlève la viande une fois dorée pour la réserver dans un récipient, on sale et poivre à ce moment là. On peut également rouler les morceaux de viande dans de la farine avant de la mettre à dorer, cela aide à dorer la viande plus rapidement et cela règle la question de l’introduction de la farine ultérieurement.

Pendant ce temps, on prépare le bouillon ou le fond.

Dans la casserole débarrassée de la viande, on remet un peu d’huile si nécessaire et on fait dorer les oignons et les lardons le cas échéant. Quand c’est doré, on remet la viande dans la cocotte. Si on n’avait pas mis de farine et qu’on souhaite quand même en mettre, c’est le moment de « singer » : on saupoudre d’environ 1 csoupe rase de farine, un peu moins si c’est pour 2, un peu plus si c’est pour 6. Et on mélange bien, toujours sur feu vif, quelques secondes pour tout bien enrober.

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On ajoute ensuite le vin blanc si on l’utilise, sinon, hop, directement le bouillon chaud, petit à petit en mélangeant bien pour faire gonfler la farine sans grumeau (ceci si on a utilisé de la farine bien entendu. C’est le même principe qu’un roux ou une sauce blanche). On doit complètement recouvrir la viande et il doit rester de la place pour les légumes. On porte à ébullition puis on couvre, on baisse le feu et on laisse mijoter environ 30 à 45 minutes selon la taille des cubes : demandez à votre boucher !

Si on veut préparer la blanquette à l’avance, on arrête la cuisson ici, on reprendra plus tard, il faudra compter environ 10 minutes pour porter à nouveau à ébullition.

Au bout des 30 à 45 minutes de cuisson, ajouter les asperges pelées et coupées en  3 ou 4 gros tronçons. Porter à ébullition à nouveau. Si vous utilisez des petits pois frais, c’est le moment de les ajouter.

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Porter à nouveau à ébullition puis couvrir, baisser le feu et mijoter 20 minutes. Testez régulièrement la cuisson, des asperges très fraîches cuiront un peu plus vite, des « vieilles » un peu moins, et puis bien sûr ça dépend aussi de leur diamètre !

Quand les asperges sont tendres, c’est cuit ! Pour les petits pois surgelés, c’est là ! On les ajoute encore gelés et on laisse à nouveau revenir à ébullition, puis on coupe le gaz. Et voilà !

Éliminer du bouillon s’il y en a trop. Goûter et rectifier l’assaisonnement.

On finalise ensuite la sauce : dans un bol, on met le jaune d’oeuf et la crème, on touille bien, on prélève une petite louche de bouillon qui n’est donc plus bouillant à ce moment-là sinon il cuirait l’oeuf, et on verse cette petite louchette dans le bol qui contient le mélange jaune d’oeuf-crème en touillant bien. On ajoute encore une petite louchette de bouillon, toujours en touillant bien, puis on reverse le tout dans la cocotte.

Et voilà !

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Goûtez et rectifiez l’assaisonnement une dernière fois.

Sur du riz, c’est miam miam slurp !

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Bon app’ !

 

juin 042013
 

Bonjour à toutes et tous !

Me revoici après 2 mois de silence ! Je remercie mes lectrices et lecteurs qui se sont inquiétés pour moi, ainsi que celles et ceux qui m’ont gardé fidélité et attendue sereinement… Je vous rassure : tout va bien ! Ces deux derniers mois ont simplement été tellement chargés en activités diverses et variées que je n’ai tout simplement plus eu une minute à consacrer à mon blog. Je vais reprendre mes publications, mais à un rythme certainement moins stable qu’auparavant, c’est pourquoi je vous recommande, si vous le souhaitez, de vous abonner au service de notification automatique de publication pour être prévenu(e) par email lors de la sortie d’un nouvel article. Vous trouverez ce service dans la colonne de droite, rubrique « s’abonner », c’est gratuit et on peut aussi se désabonner par ce même outil ! ;-)

Pour reprendre en beauté, je souhaite vous raconter en images ce repas dominical auquel mes parents nous ont conviés… Un restaurant étoilé situé à 1h15 (environ !) de Lyon. Un trajet d’autoroute que je connais bien puisqu’il s’agit, venant de Lyon, de prendre la sortie « Tain l’Hermitage », haut lieu du chocolat : c’est là que j’ai eu la chance de faire de nombreux stages, à l’école du grand chocolat Valrhona ! D’ailleurs, c’est du chocolat Valrhona que nous trouverons au dessert : aux Cèdres, on sait tirer parti de toutes les merveilles de la région !

Repas aux Cèdres à Granges les Beaumont

Pour rejoindre la salle depuis le parking privé où nous avons garé la voiture, nous traversons un petit jardin que j’ai jugé très surprenant… Des poiriers palissés délimitent l’allée… Les plate-bandes sont couvertes d’herbes aromatiques… Aurons-nous des poires et des herbes dans le menu ? Vous le découvrirez bientôt !

Voici le menu que nous avons choisi :

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Et le voyage commence… avec les amuse-bouche : un mini croque-monsieur croustifondant tout chaud, une petite tartelette de saumon mariné à la badiane, crème fouettée au wasabi et pluche de citron vert, et enfin une cuiller de petits champignons boutons à la grecque, feuille de coriandre.

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Ça commençait fort !

Sur la table, du pain à l’épeautre exceptionnel :

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et un beurre au sel de Guérande et baies roses auxquels nous avons fait honneur :

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il y avait d’autres styles de pain, mais celui-ci était tellement parfait que je n’ai même pas cherché à goûter les autres.

Arrive ensuite une mini verrine de vichyssoise d’asperge avec sa petite pointe d’huile d’olive et de tout petits croutons délicieusement croustillants et caramélisés… Une paille pour boire la soupe… et une cuiller pour bien racler le fond de la verrine sans se faire remarquer… ;-)

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Et le repas n’est même pas encore commencé… Avec un préambule de cet ordre, l’entrée en matière devrait être fort généreuse en goûts et couleurs… Eh bien oui ! Les St Jacques à la plancha, les pointes d’asperges vertes, les petits choux élancés et la vinaigrette aux brisures de truffe sont apportés avec une petite fleur qui m’était totalement inconnue : la bourrache au goût de concombre très marqué, et, paraît-il, d’huitre, mais ça je ne l’ai pas distingué alors que mon Nomamoi (qui a le palais plus fin que moi) l’a bien remarqué, lui ! En plus c’est très bizarre, mais quand je regarde ce que dit mon ami Google sur la bourrache, il semble que ce soit la feuille qui goûte le concombre tandis que la fleur goûte l’huitre !!! Peut-être que j’avais déjà trop bu ? ;-)

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J’ai fait une photo de cette petite fleur violette aux accents presque noirs de très près, malheureusement elle est complètement floue, je ne vous infligerai donc pas cette vision déprimante. Si vous cherchez des recettes avec de la bourrache, voyez donc par ici (clic) !

Nous continuons avec cette arche de crevettes grillées sous laquelle passe une tranche de tomate confite flottant sur une rivière de bouillon de coco tarbais au lard grillé, décorée d’une petite feuille de coriandre si je me souviens bien. Oh My God ! Ce bouillon  !

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Arrive ensuite, tout en contraste, sur une assiette noire au relief travaillé, le bar blanc nacré de rose, le poireau à peine crémé teinté de vert, le citron pâle, tandis que le noir de l’assiette est rappelé par la petite quenelle de caviar de hareng. Un petit brin d’aneth termine le tableau. Là encore, nous restons sans voix…

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Et puis, parce qu’il fallait bien que ça arrive, une photo floue ! Bon ça tombe bien, il n’y a pas grand chose à regarder, c’est du blanc sur blanc…

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On nous annonce un sorbet, et il faut deviner à quoi il est !!!!! Nous avons eu beau goûter, regoûter, regretter qu’il n’y en ait pas plus, pas moyen de savoir ce que c’est. Nous hésitons entre le fenouil et la bergamote… Je vous interdis de vous moquer : c’était du cyprès de Provence !!!!! Si cela vous donne des idées, sachez qu’on trouve de l’huile essentielle de cyprès de Provence, ainsi qu’un hydrolat, dans le commerce ! ;-)
Heureusement, la suite du repas n’était pas liée à la réussite de cet examen gustatif… ;-)

Nous poursuivons donc avec la raviole de fois gras lovée dans la mousse aérienne d’ail doux sous laquelle nous découvrons, bien cachés, des petits mousserons au jus… Au jus de quoi, tiens ? Je dirais canard, mais je n’en mettrais pas ma main au feu ! Ce jus se mêle à la crème d’ail, le gras du foie s’écoule quand on mange les ravioles, je n’en dirai pas plus, c’est inexprimable. Ah si, j’en dirai plus : c’est une petite feuille de cerfeuil qui décore les assiettes !

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A ce moment-là, soyons clairs, nous avons commencé à desserrer les ceintures…

Le dernier plat arrive. Si nous avions petit à petit monté en puissance des saveurs depuis le début du repas, nous arrivons là à l’ultime conclusion du goût : agneau rôti au thym, jus réduit… On ajoute une tomate confite, une gousse d’ail confite (rhâââââ j’en rêve encore) sur un trait de tapenade, un samossa à l’épaule d’agneau confite et au citron aux accents très méditerranéens… Et on contre balance avec la mousseline d’artichaut dans laquelle trempe une rondelle d’oignon frit… Une superbe fleur de thym toute fraîche termine le tableau. Car c’est un tableau, c’est indéniable !

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J’avoue que nous attendons le fromage avec impatience. Non pas que nous ayons encore faim, mais plutôt parce que le fromage redonne du peps et de l’appétit à ceux qui le mangent… Un bon morceau d’un fromage puissant et hop, l’énergie revient ! Et bien entendu c’est pour cela que quand on nous a proposé soit le fromage blanc, soit le plateau de fromages affinés, soit une préparation de fromage blanc aux herbes aromatisée à l’huile de colza grillée, nous avons tous voté pour ce dernier choix ! Oublié le fromage puissant genre Roquefort ! lol !

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Aneth, brins de ciboulette, baies roses et poivre colorent cette préparation servie avec des mouillettes soigneusement grillées… Au passage, je note ces jolis petits pots de porcelaine qui rappellent immédiatement l’emballage du célèbre « petit suisse »…

Notre pré-dessert sera cette quenelle de sorbet à la poire niché dans une compte de poire à la vanille et de fenouil confit…  La petite feuille, c’est de la pimprenelle ! Qui a le goût de noix et de melon. Bon, là encore, j’ai un zéro pointé, le melon OK, la noix… Bref.

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Puis arrive le « vrai » dessert… Quelle présentation originale !

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J’enlève la verrine pour mieux voir dessous : c’est le « plan » du dessert ! J’ai trouvé cette idée géniale !

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Vous avez lire aussi bien que moi, donc je complète juste en mentionnant la petite noisette caramélisée et la feuille de menthe.

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Je vous avouerai bien honnêtement que cette glace m’a réconciliée avec la fève Tonka… J’avais découvert cette fève au tout début de mon blog, en octobre 2006, je l’avais réutilisée ensuite avec bonheur selon les conseils de Mamina, puis j’avais essayé une mousse au chocolat à la fève Tonka qui m’avait dégoutée de cette noix… Car quand on en met trop, c’est carrément infect, et j’en avais indéniablement trop mis… Je n’avais pas retouché la tonka depuis 2007, c’est dire !

Et voilà que je découvre stupéfaite que ce n’était pas le « vrai » dessert… Une nouvelle assiette arrive !

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Le sorbet framboise, un framboisier revisité…

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Il s’agit d’une génoise ultra fine sur laquelle se place d’abord de la gelée de framboise, puis un crémeux à l’anis vert (pas senti le goût de l’anis du tout, je pense que je devais vraiment saturer à ce moment-là !!!) et le tout surmonté de framboises fraîches dans le creux desquelles il y avait une goutte de je ne sais quoi… Et en déco, saupoudrées d’un nuage de sucre glace, quelques petites feuilles d’une sorte de mini-cresson… Si vous connaissez son nom, n’hésitez pas à me le donner !

Ce fut ensuite le moment du café, moi je me suis rabattue sur une petite infusion digestive… ;-) Et j’ai fort bien fait ! Ce n’était pas un sachet, c’était tout un ensemble de graines qui infusaient dans le panier spécial de la théière… Quel bonheur !
Quelques mignardises pour faire passer tout ça, au cas sans doute où nous aurions eu encore faim… ;-)

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Macaron pistache, chou au chocolat et tartelette fraise.

Voilà, il ne nous restait plus qu’à rentrer en devisant gaillardement de ce que nous ferions pour le dîner du soir… ;-)

Ne me demandez pas les prix, nous étions invités (merci Maman, merci Papa !)

Les coordonnées du restaurant (2 étoiles au Michelin) :
Les Cèdres Restaurant
Jacques et Jean-Paul Bertrand
26600 Granges-lès-Beaumont
(33)475715067
fermé les lundis et mardis
site web : http://www.restaurantlescedres.fr/restaurant_les_cedres_drome_fr.html

Pour info : la rédaction de cet article (incluant le retravail des photos) m’a pris 4 heures. Et les frères Bertrand, combien d’heures de conception, de tests et de réalisation ?  Je souhaite que les personnes qui copient les recettes des autres ou publient leurs photos sans citer ni mettre le lien vers leur source prennent bien conscience qu’il s’agit d’un manque de respect total. Imaginez-vous que je puisse publier ces photos en me les attribuant, sans préciser qu’il s’agit du restaurant les Cèdres ? Oui, bon, indépendamment du fait que si vous me connaissez, vous savez que je suis totalement handicapée de la déco, donc on ne risque pas de confondre ! ;-)
Je précise également que cet article n’est pas une publicité, je n’ai rien reçu et n’attends rien en retour, je ne suis pas critique gastronomique et ne souhaite pas être considérée comme telle, je veux juste raconter en image ce repas et en garder ainsi le souvenir le plus complet possible.

 

Toujours dans ma recherche de produits frais, sains et de saison, car c’est à mon avis là le premier réflexe à avoir quand on veut respecter son corps, plus exactement son système digestif, je suis restée en arrêt devant une nouvelle recette de Vanille du blog La Cuisine des 3 Sœurs. Dans cette recette, le Velouté des ours au saumon fumé, Vanille (alias Accrochoc) utilise de l’ail des ours, cette herbe printanière que je ne trouve dans aucun magasin dans mon quartier, pas même à Grand-Frais qui a pourtant un choix impressionnant de produits des plus variés d’origines les plus diverses, c’est dire sa rareté dans ma région et du coup, pour l’amoureuse que je suis, l’immense valeur qu’elle a pour moi !

Il me restait encore un peu d’ail des ours de ma précédente cueillette ; il faut dire que c’est une herbe de bonne composition, on peut la conserver longtemps au frigo, soigneusement lavée, légèrement essorée à l’essoreuse à salade et roulée encore un peu humide sans superposition dans du sopalin, puis fermée dans un sac plastique dans le bac à légumes du réfrigérateur. Cette recette me tentait, alors j’ai craqué !

Velouté de petits pois à l’ail des ours, saumon fumé aux baies roses de « la Cuisine des 3 Sœurs »

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Source : Je vous laisse le soin de vous reporter directement à la source : Velouté des ours au saumon fumé

Dans cette recette de Velouté de petits pois, Vanille utilise des petits pois surgelés, mais j’en suis à court, alors que j’avais justement fait le plein de petits pois frais à Grand-Frais… J’avais 670g de petits pois frais dans leur cosse, je n’ai pas pesé les petits pois préparés. J’ai fait cuire les petits pois bien plus longtemps : les extrafins surgelés cuisent bien plus vite que les frais, surtout quand ils ne sont pas extra fins ! Ils ont du cuire environ 20 minutes dans le bouillon.

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Après avoir prélevé une louche de bouillon, j’ai mixé dans mon super-blender-de-la-mort-qui-tue-tellement-fort-et-pour-de-vrai-qu’il-a-été-retiré-de-la-vente car jugé dangereux, mais moi je ne saurais pas m’en passer… Il mixe aussi bien qu’un thermomix ou un cook’in ! J’ai donc mixé, ça n’accrochait pas, manque de liquide, et plutôt que de remettre le bouillon réservé, j’ai ajouté beaucoup plus de crème liquide 12% que les 75g de crème fraîche préconisés par Vanille… J’ai presque mis toute ma petite bouteille de 200ml… Pas tout à fait quand même… J’ai bien dû mettre 150g, le double donc de la dose « normale »… Même pas honte ! lol ! Et j’ai ajouté mes feuilles d’ail des ours.

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Grâce à ce super blender, j’ai obtenu un velouté aussi crémeux qu’au restaurant sans avoir à filtrer.

Le velouté était un peu épais, mais je n’ai pas souhaité rajouter du bouillon que j’avais réservé. J’aime quand ça a du corps ! Hé hé hé !

Mais quand ça a du corps, ça ne peut pas être mousseux comme sur les photos de Vanille… C’est donc un choix.

Ensuite, j’ai fait comme Vanille a dit sans rien changer, et c’était topissime !

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Je ne savais pas que le saumon fumé s’accordait aussi bien avec l’ail des ours ! Avec les baies roses, c’est un triplé gagnant !

Bon, alors maintenant, je n’ai plus d’ail des ours, donc je devrai aller en cueillir rapidement si je veux tenter les Quenelles à la ricotta, sauce aillée des ursins de Vanille !

Bon appétit !

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Restons encore dans le soin du foie, du système digestif en général, et du bien-être – pour voir encore plus large… Cet hiver à rallonge a tendance à beaucoup éprouver nos corps et nos esprits…

Dans les légumes qui aident à la digestion, il y a le fenouil. Le fenouil, je l’aime en cuisson douce comme ici (dommage, je n’avais pas encore ma cocotte en terre noire… « Ça c’est un boulot pour l’australien ! »… Heu… Pour ma cocotte en terre noire !) mais aussi dans un autre style, la papillote (attention, beaucoup de piment dans cette recette, prévoir l’extincteur !) et aussi cru en une simple salade à se rouler par terre ou encore en pot au feu, sans oublier la bouillabaisse de poulet de mon cousin Philou… Il vous suffit de taper « fenouil » dans le petit module de recherche qui se trouve en haut de la colonne de droite de mon blog et vous aurez tout !

Mais revenons à cette recette.

Quand je l’ai vue passer sur le blog d’Aude, Épices et Compagnie, je savais que j’allais me régaler. Vous allez voir, c’est très simple, très sain, très léger… N’hésitez pas, vous allez vous régaler vous aussi !

Magret de canard au fenouil et à l’orange d’Aude

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Vous trouverez la recette sur le blog d’Aude : Canard et fenouil. En plus, la photo d’Aude est bien plus  belle que la mienne… Je vous laisse vous y reporter.

J’ai tout fait comme Aude disait, je n’ai rien changé (ou si peu… Jugez plutôt !)

Pour 2 personnes, j’ai commencé avec 3 petits bulbes de fenouil… Il était clair que ça n’allait pas nous suffire ! Je précise pour celles et ceux qui ne me connaissent pas encore, que nous ne mangeons qu’un plat au repas, et qu’il faut donc que ça nous sustente en conséquence… J’ai rajouté un bulbe bien plus gros, que j’ai coupé en 8 au lieu de 4.

Quand j’ai vu la quantité de jus que j’obtenais avec mes 3 oranges pour cuire mes fenouils, je me suis dit que jamais je n’allais arriver à (je cite) « les arroser de jus régulièrement » : ils étaient tout simplement noyés ! Mais petit à petit, le niveau de jus a diminué, le liquide s’est concentré…

Quand est arrivé le moment de mettre tout le monde ensemble dans la même poêle, il restait quand même encore beaucoup de jus… D’autant plus que nous aimons notre canard saignant et que je n’allais donc pas laisser le magret mijoter longtemps dans le jus… Quand j’ai sorti le magret, je l’ai immédiatement roulé dans 2 épaisseurs de papier alu et je l’ai laissé reposer tranquillement. Pendant ce temps, j’ai monté le feu à fond pour réduire le plus possible le jus d’orange… Eh bien ça a marché à la perfection ! Quand j’ai sorti mon magret, il était cuit comme on l’aime et le jus avait épaissi dans la poêle, était devenu sirupeux, comme une sauce de restaurant ! Le top ! Le pied bleu ! Trop bien ! Il ne restait plus qu’à rectifier l’assaisonnement.

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En prévision du goût puissant que j’attendais, j’ai décidé de faire un petit couscous de mil à la vapeur (1 volume de couscous de mil, 1 volume d’eau bouillante, un peu de sel, un tout petit peu d’huile d’olive, on mélange, on couvre et laisse gonfler 10 minutes, on re-touille et on cuit avec un film alimentaire percé d’une pointe de couteau 5 minutes au micro-ondes) pour ajouter un féculent très léger à digérer. J’ai gardé quelques frondaisons de fenouil pour les ajouter froides, ciselées, à mon couscous de mil chaud pour apporter juste une touche de fraîcheur. Le mil, avec son goût très particulier, s’est à mon avis bien accordé avec le canard et la sauce (une tuerie, cette sauce !) épaisse et parfumée.

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Alors, c’est tentant, non ?

Bon appétit !

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Nous avons passé 2 week-ends formidables de suite. Le premier à Strasbourg. Je ne connaissais pas du tout cette ville, et je l’ai trouvé tellement belle que malgré le froid saisissant auquel je n’étais absolument pas préparée et contre lequel j’étais encore moins armée, j’ai marché des heures et des heures… Nous sommes allés manger dans plusieurs restaurants et avons dû nous avouer vaincus par la qualité de la nourriture servie et par la quantité… Avec le froid qui nous gelait sur place, les plats que nous avons mangés (majoritairement à base de porc et pomme de terre) étaient plus que bienvenus… Mais c’est quand même riche…
Quant au second week-end, c’est à l’Alpe d’Huez que nous l’avons passé… Et que ce soit à la Montagnette ou au restaurant de l’altiport, nous avons encore très très bien mangé… Un peu riche, là encore…

Bref, le retour à Lyon, conjugué au changement d’heure, nous a été quelque peu fatal dans la région du foie… ;-)

J’ai donc décidé de nous reposer le système digestif…

Mais toujours en goût et en couleur !

Pour commencer, un plat que j’ai fait 2 fois, la première en suivant respectueusement la recette, et la 2eme en cuisson super douce, 95°C au four dans ma super cocotte en terre noire, le

Poulet et haricots verts au bouillon gingembré

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traduit du magazine Good Food, chicken ginger and green bean hotpot

préparation : 10 minutes environ (j’ai coupé les haricots en 3 ou 4 dans leur longueur et il m’a fallu bien 30 minutes…)
cuisson : 30 minutes

Pour 4 personnes

1 csoupe huile végétale neutre en goût.
4cm gingembre frais
2 belles gousses d’ail
1 oignon blanc ou jaune
2 csoupe sauce de poisson (nuoc mam)
1 csoupe vergeoise brune
4 hauts de cuisse sans peau et désossés (compter 300g de chair pour 4)
500ml bouillon de volaille (reconstitué du commerce pour moi)
2 grosses poignées de haricots verts
1 csoupe coriandre ciselée + un peu pour la déco des assiettes
QS riz basmati vapeur

Peler les hauts de cuisse de poulet, les désosser, si votre boucher ne l’a pas fait pour vous. Recouper en 3 ou 4 morceaux d’épaisseur à peu près égale chaque haut de cuisse.
Équeuter les haricots. Si vous avez le temps, coupez les en 3 ou en 4 dans la longueur, ça fait plus exotique. Recoupez-les ensuite en bâtonnets de 2 cm environ (je m’étais contentée de les couper dans la longueur pour faire exotique dans la première version, celle que j’ai photographié, mais dans ma 2eme version, en cuisson douce, je les avais ensuite recoupés en tronçons de 2 cm, eh bien c’était beaucoup plus facile à manger !) Si vos haricots sont gros, il est à mon avis impératif de les couper en 4 dans la longueur puis en tronçons de 2cm de long, sinon leur cuisson prendra beaucoup de temps.
Si vous n’avez pas le temps, contentez-vous de les couper en tronçons de 2 cm environ. Vous pourrez faire cela plus tard, pendant que l’oignon, l’ail et le gingembre rissolent.

Commencer par mettre la bouilloire à chauffer pour reconstituer le bouillon.

Peler et émincer l’oignon en belles demi-lunes.
Chauffer l’huile dans une sauteuse ou une cocotte en fonte possédant un couvercle sur feu moyen.
Ajouter l’oignon, bien mélanger, laisser suer sans coloration.
Pendant ce temps, peler le gingembre et l’ail, dégermer l’ail. Les réduire en purée dans un petit mixeur ou bien passer l’ail au presse ail et râper le gingembre. Ajouter la purée d’ail et de gingembre, mélanger, laisser suer doucement en mélangeant régulièrement, jusqu’à ce que ça commence à peine à prendre coloration sur le bord des premiers morceaux d’ail ou d’oignon.
Ceci prend environ 5 minutes dans une sauteuse anti adhésive, 10 dans une cocotte et 20 dans la cocotte en terre spéciale cuisson douce.

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Lorsque ça commence juste à colorer légèrement sur les bords, ajouter le sucre, le nuoc-mam et le bouillon chaud.
Y plonger la viande.

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Laisser revenir à ébullition, puis baisser le feu au minimum et couvrir. Mijoter ainsi environ 15 minutes.
En cuisson douce, vous mettrez la cocotte en terre fermée sans attendre la reprise de l’ébullition dans le four préchauffé à 80°C pour environ 45 minutes.
Ajouter les haricots verts,

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mélanger, couvrir et laisser cuire jusqu’à ce que les haricots soient non pas cuits, mais simplement qu’ils ne soient plus croquants. Il est impossible de savoir combien de temps cette cuisson durera, car cela dépend de si les haricots ont été coupés en 4 ou non, de leur épaisseur, de leur variété et de leur fraîcheur…
En cuisson douce, vous monterez la température du four à 95°C et y laisserez la cocotte en terre fermée environ 30 minutes, plus si nécessaire. Vous testerez de la dent le niveau de cuisson des haricots et si c’est assez cuit, vous pourrez éteindre le four et y laisser la cocotte plusieurs heures sans vous en soucier. Sinon, poursuivre la cuisson 10 minutes et répéter jusqu’à cuisson idéale.

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Ciseler la coriandre au dernier moment pour pas qu’elle ramollisse.

Ajouter la coriandre ciselée dans le plat, mélanger. Goûter, rectifier l’assaisonnement.

Servir avec du riz vapeur et décorer de la coriandre réservée.

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C’est un véritable régal. Vraiment tellement bon que j’en ai fait 2 fois de suite dans la semaine… La version en cuisson douce a été très agréable à cuisiner pour moi. En effet, pour quelqu’un comme moi qui ne peux absolument pas prévoir ce que mon emploi du temps soigneusement organisé va devenir dans la journée, je sais que je peux abandonner la cocotte dans le four à basse température et m’absenter sans danger. Je ne ferais pas cela avec le gaz ! De plus, le poulet ne bout pas et est constamment immergé dans le bouillon (pas d’ébullition donc très peu d’évaporation) ce qui lui donne un moelleux inégalé.

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Nous nous sommes régalés. Le bouillon au gingembre dont les propriétés digestives ne sont plus à vanter est à se rouler par terre !

Juste une remarque : nous aimons les plats épicés qui ont du goût, de la force. Alors si vous n’avez pas l’habitude du gingembre, mettez-en peut-être un peu moins…

Bon appétit !

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