A quoi reconnaît-on une recette qui marche ?
3 critères pour cela d’après moi :
1- quand on fait la recette, on ne se pose pas la moindre question, tout coule de source et se déroule sans qu’on se demande à aucun moment de la réalisation si on fait ce qu’il faut ou si on obtient bien ce qui est attendu
2- le résultat obtenu ressemble à la photo de la recette…
3- et c’est miam-slurpement bon !

Trois critères parfaitement respectés dans ces « bouchées aux amandes » que nous propose Mireille sur son blog Menus-Propos.

bouchées aux amandes de dame Menus Propos

Je n’ai pas de belle photo de présentation, en effet c’était pour porter à une réunion de sportifs gourmands…

Je n’ai apporté qu’une modification à la recette d’origine : j’ai mis seulement 1 ccafé d’extrait d’amande, tout simplement parce que je n’aime pas ça. Je vous laisse donc vous reporter à la recette d’origine (clic) publiée par Mireille, et vous obtiendrez ces petites merveilles à la sortie du four :

Que puis-je vous dire de plus ? Les proportions m’ont permis de remplir pile-poil une grande plaque de mini bouchées Demarle.

Et c’était un régal… Ben oui, j’en ai quand même piqué une pour goûter avant d’expédier mon Nomamoi avec son tupperware de bouchées aux amandes sous le bras à sa réunion ! Même pas honte ! lol !

Merci Mireille, et je pense que je vais sous peu refaire cette recette mais en gâteau cette fois et non en bouchées, puisque tu dis qu’on peut aussi le faire comme cela… ;-)

 

Je vous propose aujourd’hui une recette particulièrement parfumée que nous avons adorée. Même Gandalf aurait bien aimé y jeter une moustache ou deux… J’ai dû acheter une nouvelle poubelle, que d’une part il ne sache pas ouvrir, et d’autre part qui soit suffisamment lourde pour qu’il ne puisse pas la renverser ! J’ai maintenant une superbe poubelle à pédale en inox ! Merci Gandalf ! ;-)

Je me suis inspirée d’une recette trouvée sur le blog « Dans ma toute petite cuisine » : les souris d’agneau aux épices et couscous de manioc parfumé et j’ai adapté à ma cocotte-minute et aux produits dont je disposais!

souris d’agneau aux oignons et aux épices douces,
façon couscous

Pour 6 personnes
Prep : 0 (on prépare au fur et à mesure)
Cuisson : compter 1 heure 15 minutes en tout

3 souris d’agneau désossées (il en aurait fallu 4, j’ai donc dû compléter)
1 barquette de collier d’agneau avec os (pour compléter les 3 souris)
6 oignons nouveaux (ou oignons botte) : il en aurait fallu au moins 12.
1 énorme oignon doux des Cévennes (pour compléter parce que je n’avais pas acheté assez d’oignons nouveaux)
4 étoiles de badiane
2 bâtons de cannelle
4 gousses de cardamome verte
4 clous de girofle
1/2 ccafé gingembre en poudre
1/2 ccafé muscade
2 csoupe miel liquide  (j’ai pris du 1000 fleurs)
QS huile d’olive, sel (ou bouillon d’agneau en cube), quelques pluches de coriandre pour décorer

Semoule de couscous de votre choix pour servir. J’adore l’Attiéké, le couscous de manioc, et comme j’en avais, c’est ce que j’ai utilisé. D’ailleurs j’aime tellement cet Attiéké que je fais des kilomètres pour en trouver ! Je vais à Lyon figurez-vous ! A la ville ! Eh oui ! 15 kilomètres, quand même, rendez-vous compte ! lol ! J’y suis même allée un lundi par très très grand froid, mon amie P. s’en souvient encore… Je crois que je n’avais jamais eu aussi froid de ma vie ! lol ! Mais bon, revenons à nos moutons, à notre agneau, même : mettons-nous bien d’accord, votre semoule de couscous habituelle ira très très bien aussi !

Je pensais utiliser des souris d’agneau entières, mais ce sont des souris désossées que j’avais. J’ai donc coupé la chair en gros morceaux, environ 4 par souris. Et puis j’ai jugé que cela risquait d’être un peu juste… Vite, avec quoi compléter ? Plus de souris… Le mieux adapté à ce que je cherchais, c’était le collier d’agneau. Avec os, celui-là ! L’os, ça donne du goût ! ;-)

J’ai mis un peu d’huile d’olive au fond de ma cocotte-minute et j’ai chauffé à feu vif avant d’y mettre à dorer la viande en deux fois : Il faut que la viande soit en contact avec la surface brûlante pour bien dorer, donc il ne doit pas y avoir de superposition ! Si je n’avais pas eu en ma possession un cube de bouillon, j’aurais salé ma viande avec du simple sel fin pendant qu’elle dorait.

Pendant que la viande dorait, j’ai préparé toutes mes épices dans un petit bol. J’ai percé les gousses de cardamome pour être sûre que le bouillon y pénètre et s’en parfume.
J’ai également mis la bouilloire en chauffe avec un petit litre d’eau dedans. Dans la recette d’origine, il faut 20cl d’eau. Pour un bouillon destiné à parfumer un couscous pour 6 personnes, c’est insuffisant. Il me fallait au moins le double !
Et j’ai préparé les oignons botte : juste ôté ce qui était un peu défraîchi et les racines, puis soigneusement lavé pour éviter de la terre à l’intérieur des tiges vertes.

Une fois la viande totalement dorée et réunie dans la cocotte-minute, j’ai ajouté tous les épices,

environ 1/2 litre d’eau bouillante, le miel, un cube de bouillon d’agneau (si je n’en avais pas eu, j’aurais simplement salé la viande une fois dorée), et j’ai fermé la cocotte-minute. J’ai ensuite compté 30 minutes après le pschitt.

Pendant ce temps, j’ai chauffé un peu d’huile d’olive dans une poêle assez grande pour contenir les oignons botte dans toute leur longueur. J’y ai mis les oignons à colorer sur feu moyen-vif en les retournant régulièrement pour ne pas les brûler. C’est là, dans la poêle, que je me suis rendue compte que je n’avais pas assez d’oignons pour 6… Vite, j’ai attrapé un énorme oignon doux, je l’ai pelé puis coupé en 6 gros morceaux que j’ai ajoutés dans la poêle avec les oignons botte. Une fois dorés à souhait, je les ai ôtés du feu.

Au bout des 30 minutes de cuisson de l’agneau, j’ai ôté la cocotte-minute du feu, échappé la vapeur, ouvert la cocotte, ajouté mes oignons,

refermé, et hop, c’est reparti pour 15 minutes après le pschitt.

Pendant ce temps, j’ai préparé mon couscous. J’ai vidé un peu plus d’un sachet (environ 350g)  d’attiéké dans un saladier passant au micro-ondes, salé légèrement, versé de l’eau bouillante dessus pour aller juste quelques millimètres au dessus du niveau de la semoule, mélangé à la fourchette jusqu’à ce que toute l’eau soit absorbée, puis filmé et laissé reposer environ 10 minutes.

Juste avant que les 15 minutes de la cocotte-minute soient écoulées, j’ai ouvert le couscous, ajouté un tout petit peu d’huile d’olive et égrené soigneusement à la fourchette, puis filmé à nouveau. Et une fois les 15 minutes passées, j’ai échappé la pression et en même temps mis mon couscous au micro-ondes pour le réchauffer. Et ciselé quelques feuilles de coriandre. Et bien entendu, avant de servir, j’ai goûté pour rectifier l’assaisonnement !

Et voilà ! Tandan !

La semoule au fond de l’assiette creuse, viande et légumes par dessus, plein de bouillon parfumé et brûlant, deux ou trois feuilles d’herbes, finalement, le bonheur, c’est simple comme un couscous !

Une petite remarque : Les oignons c’est bien, mais ça ne fait pas beaucoup de légumes… Alors j’ai ajouté une tombée d’épinards que vous ne voyez pas sur les photos car ils ne faisaient pas partie de la recette d’origine. Par ailleurs, plutôt que de ne pas en parler du tout, et vu comme le tout formait un équilibre gustatif étonnant de justesse, je mentionne cette variation ici pour vous inciter à faire de même ! Ça vaut le coup ! J’avais un sac d’épinards frais prêts à cuire… Je les ai fait cuire en même temps que je dorais les oignons, ils ont été prêts très vite, et je n’ai eu qu’à les réchauffer au moment de servir. Carrément top !

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… ou comment séduire une Cath… ;-)
Eh oui, c’est comme ça que celui qui allait devenir mon Nomamoi quelques mois plus tard, et l’est depuis bientôt 25 ans, m’a séduite.
Quand il a sorti le plat du four, je me suis dit que celui-là, il ne fallait pas le laisser s’en tirer… lol !

Alors, pour la St Valentin, devinez ce que nous avons mangé ?

Filet mignon en croute

Pour 4 à 6 personnes selon la taille du filet mignon

Nous allons entourer le filet mignon de porc de poitrine fumée et de râpé dans de la pâte feuilletée avant de mettre le tout au four.

1 filet mignon de porc
de la pâte feuilletée. 1 ou 2 pâtons selon leur taille, s’ils sont déjà étalés ou non… Il faut imaginer qu’on va poser le filet mignon dessus, puis soit rabattre la pâte par dessus s’il y en a assez, soit déposer une 2ème pâte par dessus ! Donc il va vous falloir juger avec vos yeux et déterminer ce qui ira le mieux dans votre cas…
Au moins 8 tranches de poitrine fumée. Même chose que pour la pâte feuilletée : Soit le filet  mignon est très mince et une longueur de tranche de poitrine suffira à en faire le tour, soit au contraire il est épais et on mettra une tranche dessous, une autre dessus, il faudra alors environ 16 à 20 tranches selon la largeur de chacune et la longueur du filet mignon…
1 oeuf pour coller et dorer
QS râpé (entre 200 et 300g) , poivre (pas de sel)

Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante.

Préparer une plaque de cuisson. Vous pouvez travailler avec du papier cuisson si vous le souhaitez, que ce soit juste pour cuire ou déjà pour former le rôti.

Sur une première pâte feuilletée étalée finement, cercle ou rectangle, former une ligne de râpé en plein milieu, un peu comme un panneau de sens interdit. La barre de fromage aura la même longueur que le filet mignon.
Juste une remarque : Copain n°2 qui ne mange pas de fromage adore le filet mignon en croute parce que nous lui réservons une zone sans fromage à laquelle nous ajoutons pour compenser du bacon supplémentaire… Donc ne tiquez pas sur les photos en voyant des zones sans fromage et/ou avec du rabe de poitrine !

Recouvrir de lamelles de poitrine fumée se touchant toutes et disposées en travers de la ligne de fromage.

Placer le filet mignon dessus. Si la « queue » du filet mignon est excessivement fine, n’hésitez pas à la replier sur elle-même pour lui donner une épaisseur cohérente avec le reste du rôti.

Si les languettes de poitrine sont assez longues pour enfermer le rôti, eh bien, enfermez le rôti avec ! Les extrémités de lard doivent se recouvrir un peu. Si ce n’est pas le cas, disposer un jeu nouveau de tranches de poitrine fumées en travers du rôti et, soulevant, poussant et tirant, débrouillez-vous pour me rouler ce rôti avec.

On voit bien sur la partie gauche que le gruyère ne va pas jusqu’au bout du rôti et qu’il y a un peu plus de poitrine à cet endroit-là !

Recouvrir super généreusement de râpé. (En évitant la zone no fromage’s land…)

Essayer alors de refermer la pâte feuilletée autour de tout ça. Les bords doivent se chevaucher pour complètement contenir la bête et la garder enfermée même si la pâte devait par inadvertance, et surtout une immense mauvaise volonté de sa part, cette vilaine, se rétracter à la cuisson. Si ça ne ferme pas, où s’il y a un risque que la cicatrice se rouvre, prenez une 2eme pâte feuilletée !

Coller les « cicatrices » à l’aide d’un peu d’œuf battu avec quelques grains de sel fin. Rouler les ourlets. Bref, fermer hermétiquement ! Transférer sur la plaque de cuisson préparée.

Dorer et décorer. J’ai utilisé un dessin différent sur la partie sans fromage réservée à Copain n°2 pour qu’il n’y ait aucun risque d’erreur.

Enfourner à 180°C pour… Heu… Quand c’est doré et que l’odeur vous appelle du fond de la maison, c’est que c’est le moment de hurler A TAAAAAAAAAAAAAAAABLE ! Allez, ça prend entre 35 et 45 minutes. Plutôt 45 que 35 d’ailleurs, mais ça dépend du four et de l’épaisseur de la chose !

Et servir bien chaud avec une salade bien relevée !

Vous n’avez pas besoin de saler votre filet mignon : entre le lard et le fromage, il y a assez de sel !
Vous pouvez jouer et apporter des variantes à cette base : dorer le filet mignon rapidement à la poêle avant de le mettre dans sa croute, le peinturlurer de moutarde, varier les fromages, ajouter des champignons poêlés, faire des versions individuelles, bref, c’est un plat super sympa à s’approprier !

Ne vous fiez pas à la couleur très rouge de mes photos : le filet mignon était cuit à la perfection. Il était encore rosé, mais cuit. Et surtout moelleux et tendre, pas sec du tout.

Une petite remarque : la part servie à Copain n°2 a été plus petite que prévue : le râpé s’est un peu étalé sous la croute et a débordé de la zone que nous lui avions attribuée… Donc si comme moi vous devez réserver une partie de votre filet mignon en croûte sans fromage, pensez à aménager une zone un peu plus grande que ce que vous envisagez de servir de façon à limiter les risques d’invasion fromagère…

Alors, il est pas le top des séducteurs, mon Nomamoi ?

Bon appétit !

 

Voici de petites boulettes frites délicieusement parfumées pour un apéritif haut en couleur : les gâteaux « songe ». C’est ainsi qu’on les appelle sur l’île Maurice, et on les trouve également sous le nom de boulettes d’arouille… et plein d’autres noms encore ! Beaucoup de noms en effet pour cette racine bien connue dans les îles et le continent Africain, et que l’on trouve très facilement (oui, j’insiste ! Très facilement !) ici : il y en a toujours à Auchan, sous le nom de taro ou eddo. A Grand-Frais aussi ! Et bien sûr, aussi dans toutes les épiceries exotiques.

Voici les eddos que j’ai achetés :

les racines de « songe » sont blanches piquées de violet à Maurice, à Lyon elles sont blanches piquées de beige…

Les petits beignets qui en résultent ont la même couleur dorée et le même goût : c’est ça qui compte !

Vous allez vous dire que je m’obstine à vous parler de recettes bizarres aux ingrédients étranges et introuvables… Pourtant je n’ai eu qu’à aller à mon Auchan pour trouver mes eddos… Et parce que j’aime découvrir des plats du monde entier, j’aime aussi vous les faire découvrir en retour…

Surtout ces boulettes frites, elles n’ont pas de piment… Hé hé hé… Vous aviez peur, hein ? ;-)

Regardez cette photo et laissez-vous tenter ! Mode vacances, rhum et ombrelle en papier garanti !

Gâteau « songe »

Pour une vingtaine de boulettes

500g de racine de taro ou eddo (l’eddo, c’est un petit taro, les taros font souvent bien plus qu’un kilo ! Il m’a fallu 3 eddos pour faire les 500g nécessaires)
1 tranche de pain de mie (je n’ai pas mis la croute)
1 pincée de sel
1 grosse pincée de sucre
1 morceau de gingembre frais d’environ 3cm
3  à 4 csoupe de fécule de maïs (maïzena)
QS huile de friture
servir avec  sauce pimentée (sauce sriracha ou concentré de tomate avec quelques gouttes de sriracha, ou encore ketchup, « hot » ou « normal »)

La sauce Sriracha :

Peler et râper (râpe à gros trous) les racines.

Peler et râper (râpe à petits trous) le gingembre.
Réunir dans un saladier avec la mie de pain déchiquetée en tout petits morceaux, le sel, le sucre et 3 csoupe de maïzéna. Mélanger à la main,

c’est super gluant,

gardez un robinet ou du papier absorbant à portée de main ! Si c’est trop liquide, ajouter 1 dernière csoupe de maïzéna.

Mettre la friteuse en route pour 180°C (ou comme moi une casserole à bord haut auquel j’accroche un thermomètre sonde…) et préparer une assiette couverte de papier absorbant.

Quand on est presque à 180°C, commencer à rouler la moitié de la pâte en boulettes un peu plus petites qu’une balle de ping-pong, les réserver sur une plaque ou une assiette sans qu’elles se touchent.

Les cuire à 180°C en les tournant régulièrement jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. Les déposer sur le papier absorbant pour les égoutter. Procéder en plusieurs fois si nécessaire, il ne faut pas en cuire trop à la fois car cela fait baisser furieusement la température de l’huile et vous obtiendriez des boulettes molles et grasses au lieu de croquantes et  légères.

Pendant que la 1ère moitié cuit, former la 2eme moitié des boulettes tout en gardant bien la friteuse à l’œil !

Déguster ces beignets immédiatement, avec les doigts. Chacun les trempera dans un peu de sauce selon son goût !

Vous savez quoi ? Je me suis rendue compte que je faisais quand même pas mal de friture… Et que souvent je refusais de faire certains plats parce que leur préparation nécessitait un passage en friture… Non pas parce que ce n’est pas bon à la santé : on n’en mange pas non plus tous les jours ! mais plutôt parce que c’est trop ch**** (beeeeeeeeeep !) pénible pour moi de gérer cette huile (oui, bon, hein, chacun son truc ! Moi je suis flemmarde et je le revendique, j’en suis fière ! )
Alors hier j’ai acheté une friteuse ! Électrique, thermostatée, et avec minuterie ! Yesssss ! ;-)

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Le week-end dernier, j’ai fait un test comparatif sur la cuisson d’un poulet rôti. Je suis allée acheter 2 poulets identiques, label rouge pour partir d’un produit « correct », et j’ai utilisé pour le premier un léger aménagement de ma méthode habituelle, et pour le second la méthode de Heston Blumenthal (en anglais) – ou plus exactement une des méthodes préconisées par Heston Blumenthal.

Ma méthode habituelle : Sortir le poulet au minimum 1 heure à l’avance. Préchauffer le four  à 200°C chaleur tournante pour un petit poulet, 180°C chaleur tournante pour un gros. Bourrer du thym et 1/2 citron dans la cavité, bien huiler (ou beurrer !) la bête, saler, placer sur le dos les jambes en l’air, enfourner jusqu’à ce que ça sente bon à en ramper par terre jusqu’au four et que la peau du poulet ait pris une couleur caramélisée d’enfer. Selon la taille, ça prend entre 1 heure et 1 heure 30, voire 2 heures.

L’aménagement du jour : au lieu de mettre mon poulet dans le plat, j’ai utilisé un plat spécial qui comprend une grille de cuisson de façon à ce que les viandes qu’on place sur la grille pour les rôtir ne puissent en aucun cas tremper dans les sucs de cuisson rendus. Le gras s’écoule au fond du plat sans que le poulet y trempe.

La méthode Heston Blumenthal que j’ai tenté de reprendre : elle se fait sur 2 jours. Un saumurage à 6% de sel la nuit et la cuisson à basse température suivie d’un passage à four très chaud le lendemain. J’ai donc mis mon deuxième poulet en saumure dans une immense cocotte tandis que le premier poulet cuisait dans le four pour la partie 1 de mon test… Rigolo, non ? Bref. J’ai mesuré 5.75 litres d’eau pour couvrir mon poulet, j’ai ajouté 6% de 5750 = 345g de sel et bien touillé pour dissoudre ce dernier. J’ai couvert et remisé au frigo pour la nuit. Le lendemain, je me suis levée tôt pour dégeler les tuyaux d’eau dans le garage, préchauffer mon four à 80°C chaleur tournante, sortir le poulet, le sécher, le fourrer de thym et de citron, le beurrer (pas de sel !), lui planter la sonde d’un thermomètre dans sa partie charnue la plus épaisse (contrairement à moi il ne s’agit pas de son croupion ! lol !), programmer le thermomètre pour qu’il sonne lorsque 65°C sont atteints, et je suis partie faire autre chose. No comment. 4 heures plus tard, il n’était qu’à 63°C et il était 13h. J’ai craqué, je l’ai sorti du four et ai réduit son temps de repos à 30 minutes au lieu de 45. J’ai passé le four à 265°C contribuant ainsi à un superbe pic de consommation d’électricité en France, j’ai préparé le beurre au vin blanc et au thym, j’en ai badigeonné le bestiau. Puis je l’ai mis à 265°C pendant 10 minutes…

test comparatif : mes goûteurs affamés ont déclaré qu’il n’y avait aucune différence justifiant de mourir de faim jusqu’à presque 14h ! Personnellement j’ai trouvé un visuel très différent. Quand on parle dans les pays anglo-saxons de viande sombre (dark meat) pour les cuisses, par opposition aux poitrines ou « blancs » (white meat), cette fois on voit tout de suite pourquoi. Même les sot-l’y-laisse, habituellement rosés, étaient carrément rose sombre ! Le poulet était assez cuit, aucun souci là-dessus, mais d’une couleur totalement inhabituelle pour moi. Il était également beaucoup plus ferme, mon Nomamoi a suggéré que le vendeur s’était trompé et m’avait vendu une poule à bouillir ! Je confirme, c’était un poulet absolument identique au précédent… Mais mieux respecté par cette cuisson. De plus, il n’y avait qu’un peu de gras au fond du plat, aucun jus pour arroser la purée servie avec, malgré le badigeonnage au beurre parfumé au thym et au vin blanc qui avait bien dégouliné lors de sa mise en place… J’en ai été réduite à concocter une petite sauce vite faite à base de fond de volaille du commerce… A part ça, pas de différence de moelleux, d’humidité ni de goût. La méthode mise en œuvre par Heston Blumenthal ne demanderait pas autant d’effort, je me dirais qu’en effet cela vaudrait le coup de s’y mettre, mais à mon avis (et ce n’est que mon humble opinion !) le résultat n’en vaut pas la chandelle.

Par ailleurs, sachant que j’allais offrir à deux repas consécutifs un poulet rôti, l’un d’eux étant prévu avec une purée maison, je me devais de trouver un accompagnement différent pour l’autre. J’ai regardé ce qui trainait dans mon frigo, et j’ai décidé de faire une

poêlée de champignons, artichauts et tomates cerise

Pour 2 personnes

1 barquette de champignons shiitake (ou autre sorte de champignons, 2 poignées)
1 bouquet d’artichauts poivrade (ou 4 petits fonds d’artichauts surgelés dégelés mais pas cuits)
2 « rails » de tomates cerise en grappe (soit une petite vingtaine)
1 grosse gousse d’ail ciselée
une brindille de thym et 2 petites pluches de romarin
QS sel, poivre, huile d’olive

Préparer les champignons (ôter les pieds pour ne garder que les chapeaux – pour d’autres champignons on gardera les pieds – et couper en lamelles)
Tourner les artichauts, les citronner, les couper en fines lamelles, re-citronner
Ôter les tomates de leurs grappes (ne pas jeter la tige !) et les couper en 2.
Peler et ciseler l’ail.
Le citron sur la photo ci-dessous a servi à citronner l’artichaut, et sur la gauche on voit un petit bout de mon super plat à rôtir avec sa grille sur-élévatrice placée dedans.

Dans une sauteuse anti adhésive, mettre à chauffer l’huile d’olive. Ajouter le thym, le romarin et les champignons,

sauter rapidement sur feu vif. Dès que les champignons sont à peine attendris,

ajouter les fines lamelles d’artichaut et continuer à sauter. Ajouter un peu de sel pour faire rendre l’eau de cuisson et éviter que ça brûle. Mélanger quasiment en permanence pour pas que ça attache au fond.

Quand tout est coloré, ajouter la moitié de l’ail,

sauter 30 secondes et réserver dans un bol.
Remettre la sauteuse vide mais non lavée sur le feu, remettre le thym et les 2 pluches de romarin, rajouter un peu d’huile d’olive et mettre à dorer les tomates cerise jusqu’à coloration. Les retourner de temps en temps pour qu’elle colorent mais ne brûlent pas. Ajouter les branches de tomate.

Quand les tomates sont colorées,

ajouter l’ail, le thym, mélanger et baisser le feu, saler très légèrement pour qu’elles rendent leur eau,

couvrir et laisser un peu compoter, environ 4 minutes, en surveillant que ça ne brûle pas, quitte à couvrir ou même à rajouter 1 csoupe d’eau.
Quand c’est cuit, ajouter les champignons et les artichauts, poivrer, mélanger et finir de cuire à feu doux jusqu’à obtenir le degré de cuisson désiré : pour moi, champignons cuits, artichauts encore très croquants (les artichauts poivrade peuvent être dégustés crus !) et tomates fondantes mais encore entières.
Goûter, rectifier l’assaisonnement.

Retirer les branches diverses et servir très chaud.

J’avoue que j’ignorais totalement à quel point des artichauts sautés pouvaient être délicieux… Ce fut une réelle découverte pour moi, et je sais que j’en ferai souvent désormais. L’artichaut poivrade est un produit long à préparer, donc je suppose que je remplacerai assez souvent par des fonds d’artichaut surgelés, mais je sais que j’en referai souvent.

Cette poêlée très parfumée était tout à fait adaptée à accompagner mon poulet rôti.

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